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O.K-K.O

Catégorie d’évènement:
  • Cet évènement est passé

Infos & accès

Date:
9 mai
Heure :
18h30 - 19h30
évènement Tags:
Lieu
Auditorium di Pigna

Organisateur

CNCM Voce

Tarifs

Adulti / adultes :
Gratuit
Studianti / étudiants :
Gratuit
Zitelli / enfants :
Gratuit

À propos

inResidenza : La Compagnie Bal’Dilà présente « O.K-K.O »

Nouvelle création 2026 de la Compagnie Bal’Dilà, « O.K-K.O » entre en résidence de création à VOCE pour une toute première étape de travail. Cette nouvelle pièce chorégraphique réunira à terme deux danseuses (Déborah Lombardo & Mathéa Rafini), un créateur de musique électronique (Pasqua Pancrazi) et un batteur/bassiste (à venir), mettant en scène plusieurs énergies : danse, musique et sports de combats. 

Pour cette première étape de création, c’est la danseuse Déborah Lombardo et le musicien Pasqua Pancrazi qui défricheront les premières idées, et mettront sur pieds une structure musicale et chorégraphique qu’ils développeront au complet lors d’une seconde période de résidence. 

L’écriture théâtrale,

L’écriture d’un texte mêlé au corps.

Amplifier le mouvement en utilisant la voix.

Créer ce langage – redouté – utilisé comme outil de création.

Écriture instantanée du texte que je veux
interpréterpendant cette performance en solo.

Des sons/onomatopées qui se font comprendre
simplement par l’intonation de ma voix.

Un monologue écrit dans une langue
qui n’appartient à aucun dictionnaire.

Les limites se rapportent à un pourtour préservant un territoire, un thème, une histoire.

Le doute. La chute, la folie. Dans nos réflexions solitaires, nous raccordons des espaces et des temps qui n’ont absolument rien de commun. Nos rêves en sont des exemples encore plus forts, dans nos voyages immobiles. Notre quête du concret à désigner le cœur du sujet révèle si peu l’aptitude à considérer les contours, les détails, comme si une densité brouillait l’image mentale estompée au fusain. Les bords commencent à cet endroit. Là où le sol existe peu, et où les espaces raccommodés deviennent des coutures brûlantes. L’insistance à ne pas être au centre place un sensible à tous les endroits. Il déborde, déboussolant le cadre de la pensée.

Condamnés à subir les pulsations rigides du temps. Ligatures et boursouflures suturent, créent de nouveaux chemins dans les pensées établies. Les bords, à bord accidentés, laissent deviner des gestes et des sons, des paroles emboîtant la nécessité d’un langage autre. 

Des rapports uniquement formulés dans le jeu. Des rapports humains reconditionnés dans l’absurde conquête de rien, sinon d’être en lisière d’être. Refuge pour esprits indépendants, la rage de l’expression. L’amertume silencieuse d’une gestuelle délivrant l’inquiétude.

« L’œuvre du Boléro de Béjart définit l’obsession de mon mouvement et d’un schéma personnel, intime, que je souhaite reprendre comme la base initiale de mes recherches. Ce schéma se réinvente, se répète, se traduit différemment dans mon parcours. » – Déborah Lombardo

Le dispositif – « traduire/être traduit  : ce langage étranger »

 Celui qui parle une autre langue, il est autre par définition : il est étrange. Il n’est pas d’ici, sa différence en fait un ennemi potentiel, un qui ne sait pas parler, un presque non-homme. L’interprète ou traducteur s’emploie à limiter les dégâts. Le corps prend le relai ou les mots échouent. Dans cet élan de création le texte, l’écriture et la voix traduisent l’œuvre chorégraphique, avec une mise en scène de Simone Grenier. Sur le plateau : Une danseuse / interprète, une scénographie qui limite l’espace circulaire, un système sonore, un masque porté par la danseuse.

La création sonore

L’écoute du Boléro en écho, sera identifiable mais modifiée dans le processus de création. L’artiste Pasqua Pancrazi sera l’auteur de cette mutation sonore. Un fond musical qui augmente, qui dépasse la limite du débordement. Jouer entre la chorégraphie et une forme de monologue. L’idée est d’inventer une source d’histoire dans une langue qui ne se reconnaît que par l’intonation prise par l’interprète.

Travail du masque

Le masque n’est pas un accessoire de dissimulation, mais une surface active. Avec une création de Julien Donnot, ce masque agit comme filtre, comme parois vibrante entre le dedans et le dehors. Il contraint la voix, altère le souffle, modifie la posture. En l’utilisant, je cherche à rendre visibles les limites de l’identité en mouvement, à déformer volontairement la diction, à dérouter la perception. Tension entre le visage effacé et le corps qui parle trop fort. Il déjoue le centre, autorise les débordements, accentue les bords du geste. Médium de brouillage, terrain pour l’émergence d’un langage instable, inclassable.

Artisti

En résidence :
Deborah Lombardo danse
Pasqua Pancrazicréation sonore

Projet complet :
Mathéa Rafinidanse
Simone Grenier mise en scène
Julien Donno – création masque
Romane Even-Ferraccicréation graphique

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